Quels métiers permettent de travailler à l'étranger ?

Si l'idée de partir travailler à l'étranger vous trotte dans la tête, sachez que la mobilité internationale s'est démocratisée et que de nombreux pays ouvrent grand leurs portes aux personnes extérieures pour combler leurs besoins. Néanmoins, pour réussir cette transition, il est essentiel d'identifier les secteurs où il y a besoin de main-d'œuvre. Afin de vous aider à bâtir un projet professionnel hors de France, Même Pas Cap! a exploré les métiers qui facilitent ce grand départ et vous livre des conseils pour sauter le pas.

Les métiers de la santé et du paramédical

C'est sans doute le secteur porteur qui permet de s'expatrier tant la pénurie de soignant∙es est mondiale. Que vous soyez infirmier/infirmière, aide-soignant∙e ou encore technicien/technicienne de laboratoire, des pays comme l'Allemagne, le Canada ou la Suisse recrutent continuellement. Au-delà de la facilité à trouver un emploi, c'est aussi l'occasion d'accéder à des salaires et à des conditions de travail souvent bien plus attractifs qu'en France.
Par ailleurs, le domaine du paramédical n'est pas en reste : les kinés, les ergothérapeutes ou les orthophonistes sont très courtisé∙es, notamment dans les pays du Golfe où les cliniques privées ne cessent de se développer. Sans oublier les dentistes et les radiologues, deux métiers en tension, qui peuvent, eux aussi, envisager de partir travailler à l'étranger, car les embauches ne manquent pas.
Pour les profils très spécialisés (chirurgie, oncologie, anesthésie), l'expatriation offre l'occasion d'intégrer des centres dotés des dernières techniques et technologies, avec des perspectives de carrière stimulantes.

Les énergies et le développement durable

La transition écologique ne concerne pas uniquement la France : elle est planétaire. Des parcs éoliens de la mer du Nord aux centrales solaires géantes en Australie, les projets se multiplient, ouvrant des perspectives professionnelles à l'international. Les expert∙es en énergies renouvelables n'ont que l'embarras du choix.
Les enjeux de gestion de l'eau ou des déchets deviennent critiques, particulièrement là où l'urbanisation explose, notamment dans les métropoles d'Asie ou d'Amérique latine. Les ingénieur∙es français∙es, réputé∙es pour leur rigueur et leur maîtrise des normes internationales, y sont souvent recruté∙es pour gérer des chantiers complexes.

L'enseignement et la formation

Autre exemple de métier pour travailler à l'étranger : l'enseignement. Le français séduit de plus en plus en dehors de nos frontières, ce qui a pour conséquence l'augmentation de la demande d'enseignant∙es en FLE (français langue étrangère), surtout en Afrique ou en Asie. Les Alliances françaises et les Instituts français restent souvent une porte d'entrée accessible pour une immersion totale. Vous pouvez également vous rapprocher du réseau des lycées français à l'étranger (AEFE) si vous préférez un cadre plus institutionnel et sécurisant, particulièrement adapté à une première expatriation ou à une installation en famille.
Autre possibilité d'émigration : le coaching et la formation en entreprise. Dans les grandes places financières et économiques, de nombreuses multinationales font appel à des coachs, des formateurs et des formatrices ou des cadres expérimenté·es pour accompagner les équipes locales.

La sécurité informatique et les données

Aujourd'hui, les données sont la manne des entreprises. Les profils capables de les collecter, de les analyser, et surtout, de le protéger ont de fortes chances d'obtenir un emploi à l'étranger. Les métiers liés à la cybersécurité, de data analyst ou de data scientist ont particulièrement la cote. Pour attirer ces talents, certains pays ont mis en place des dispositifs spécifiques tels que le « Tech Visa » afin de faciliter les démarches d'entrée. Et puis, sur place, le personnel étranger bénéficie d'aides pour s'installer. Tout est mis en place pour une expatriation réussie !

Les métiers du digital

S'il y a un domaine qui facilite l'envie de travailler à l'étranger, c'est bien le numérique. Celui-ci offre une grande flexibilité et est parfaitement compatible avec le mode de vie de digital nomad. Développement web, marketing digital, création de contenu ou UX/UI design, autant de possibilités pour travailler ailleurs qu'en France pour une clientèle répartie dans le monde entier. Les experts et expertes en acquisition de trafic, en community management ou encore en SEO voient leurs compétences reconnues internationalement. Cette liberté offre un bon équilibre entre vie pro et vie perso, à condition de faire preuve d'une grande autonomie et d'une organisation rigoureuse.

Le commerce international

Les entreprises en lien avec le commerce international recherchent des personnes pour développer des marchés à l'étranger, diriger des filiales ou coordonner des projets logistiques internationaux. Parmi les métiers les plus recherchés dans ce domaine, on retrouve celui de responsable d'affaires internationales, d'acheteur∙se international∙e ou de consultant∙e en stratégie commerciale. À noter que maîtriser plusieurs langues étrangères et comprendre les nuances des négociations interculturelles font la différence sur un CV.

L'industrie

Certains métiers connaissent une forte demande de talents qualifiés, particulièrement dans l'ingénierie mécanique, l'aéronautique, l'automobile ou encore la construction et l'énergie. Il y a des postes à pourvoir pour les ingénieur∙es spécialisé∙es dans la conception de machines, la maintenance industrielle ou le management de projets techniques, surtout dans les pays en développement ou à forte industrialisation (Canada, Allemagne, Brésil, Émirats arabes unis).

La gastronomie, le luxe et l'artisanat d'art : cap sur le savoir-faire français !

La renommée de la gastronomie française n'est plus à faire. C'est incontestablement un tremplin pour les professionnel∙les des métiers de bouche qui désirent travailler à l'étranger. Les chef∙fes de cuisine, les pâtissiers et pâtissières ainsi que les sommeliers et sommelières formé∙es dans l'Hexagone bénéficient d'une notoriété certaine, qui simplifie l'obtention de contrats de travail en dehors de la France. De grandes métropoles comme Singapour, Dubaï, Tokyo ou New York sont régulièrement en quête de personnel pour garantir les standards de la haute gastronomie au sein de leurs restaurants prestigieux.
Le domaine du luxe n'est pas en reste non plus. L'hôtellerie propose des parcours de carrière intéressants pour les directeurices d'établissement et les responsables de salle qui maîtrisent les codes de l'élégance et du service à la française. Les grandes maisons de haute couture, de maroquinerie et de joaillerie développent des ateliers de service après-vente ou des points de vente dans des zones stratégiques en Asie de l'Est ou en Amérique du Nord notamment, et ont donc un besoin croissant de main-d'œuvre compétente sur tous les continents.
Les artisans d'art, capables de travailler des matériaux nobles avec précision et minutie, ont la possibilité de décrocher des emplois à l'étranger pour superviser des productions locales ou transmettre leur savoir-faire à des équipes internationales.

Les dispositifs de mobilité pour travailler à l'étranger

Erasmus+

Eh non, Erasmus+ n'est pas réservé qu'aux étudiant∙es ! Ce programme européen s'adresse aussi aux demandeurs et demandeuses d'emploi, aux adultes en reconversion, sans limite d'âge ni condition de diplôme. Un moyen idéal pour oser une nouvelle aventure professionnelle.
Pour appuyer cette démarche, France Travail propose Erasmus+ Un levier pour l'emploi, qui permet aux demandeurs et demandeuses d'emploi de réaliser un stage de 3 à 6 mois dans une entreprise européenne. France Travail s'occupe de trouver un hébergement et une entreprise, et le ou la stagiaire bénéficie d'une aide financière. L'indemnisation chômage est maintenue pendant toute la durée du stage, dans la limite des droits. À la fin, un Europass Mobilité est délivré ; il s'agit d'un document officiel européen qui valorise l'expérience auprès des employeurs et employeuses.

Activ'international

France Travail a également mis en place un autre dispositif d'accompagnement personnalisé : Activ'international. Il s'adresse à tous les demandeurs et demandeuses d'emploi, peu importe l'âge, qui désirent travailler à l'étranger. L'accompagnement se fait par un conseiller ou une conseillère spécialisé∙e qui connaît les grandes tendances du marché du travail international : pratiques de recrutement, compétences recherchées, coût de la vie, salaires proposés, etc. Il ou elle aide à anticiper l'adaptation au pays d'accueil, en tenant compte des différences culturelles et professionnelles.

Le volontariat international en entreprise

Pourquoi ne pas commencer sa carrière en dehors de l'Hexagone ? Destiné aux jeunes de 18 à 28 ans, le volontariat international en entreprise (VIE) offre la possibilité d'occuper un poste au sein d'une filiale d'une entreprise française à l'étranger pour une durée de 6 à 24 mois. Son principal avantage ? Le ou la volontaire bénéficie d'une indemnité forfaitaire mensuelle non imposable, variable selon le coût de la vie du pays où il/elle se trouve. En outre, le VIE couvre un panel très large de métiers pour travailler à l'étranger, allant de la finance et de la gestion de projet aux fonctions d'ingénierie et de marketing.

Le programme Vacances-Travail

Pour les personnes qui privilégient davantage l'approche de nouvelles cultures, le programme Vacances-Travail, également connu sous le nom de Permis Vacances-Travail (PVT) ou Working Holiday Visa, est un autre moyen pour s'expatrier. Il concerne les 18-30 ans (parfois 35 ans) et repose sur des accords bilatéraux entre la France et une quinzaine de pays, dont le Canada, l'Australie, le Japon, l'Argentine ou encore la Corée du Sud. Il permet aux participants et participantes de séjourner dans le pays partenaire pendant un an (voire 2 ou 3 ans pour certaines destinations), tout en ayant le droit d'y travailler légalement pour financer leur voyage. Allier expérience professionnelle et découverte, quoi de plus stimulant pour franchir le pas ?

Entreprendre à l'étranger : le pari de la création d'entreprise

Vous avez un projet qui vous tient à cœur depuis longtemps, mais n'avez jamais osé faire le premier pas ? Et si l'expatriation était le déclic pour lancer votre propre entreprise ? C'est un projet de reconversion à réfléchir sérieusement, car de nombreux pays cherchent à attirer les entrepreneurs et entrepreneuses. Pour ce faire, ils ont mis en place des visas spécifiques (le visa entrepreneur ou le visa investisseur), accessibles à celles et ceux qui arrivent avec un projet solide et un business plan structuré.
Que vous souhaitiez ouvrir une boulangerie traditionnelle ou lancer une agence de conseil digital, la réussite repose sur votre capacité à adapter votre idée au marché local. Vous devez impérativement comprendre les habitudes de consommation et les règles juridiques de votre pays d'accueil. Dans ce cadre, le bilan de compétences joue un rôle essentiel, comme nous le verrons plus bas.

Les compétences à avoir pour réussir à l'étranger

Au-delà de l'expertise métier, l'expatriation exige des compétences spécifiques que les recruteuses et recruteurs internationaux regardent avec attention. En voici une liste non exhaustive :

La maîtrise linguistique : connaître l'anglais est sans conteste indispensable, mais apprendre la langue du pays est le vrai secret d'une intégration réussie. C'est aussi un signal fort de respect envers vos futur∙es collègues.

L'ouverture culturelle : il faut être prêt∙e à réapprendre les codes. La manière de dire non, de manager une équipe ou de mener une réunion varie énormément d'une culture à l'autre.

L'autonomie et la résilience : partir, c'est aussi accepter de se sentir parfois seul∙e et de devoir gérer soi-même toutes les démarches locales.

La curiosité : l'ouverture d'esprit est essentielle pour apprendre de nouvelles méthodes de travail et comprendre les enjeux du marché de l'emploi, et ce, pour vous intégrer et vous sentir épanoui∙e dans votre travail.

La capacité à créer des liens : une fois sur place, vous devez être capable de recréer un cercle social et professionnel à partir de zéro, en utilisant des plateformes professionnelles ou en vous impliquant dans des communautés d'expatrié∙es et des associations locales.

Réussir son expatriation grâce au bilan de compétences

Dans un projet d'expatriation, le principal défi est de savoir si vos compétences acquises en France seront reconnues ailleurs. Tel est le rôle du bilan de compétences : il permet d'identifier ce que vous savez faire et de l'expliquer clairement à des recruteuses et recruteurs étrangers. C'est essentiel pour éviter d'avoir l'impression de repartir de zéro ou d'occuper un poste en dessous de votre niveau actuel.
Une expatriation réussie est une expatriation équilibrée. On ne choisit pas une destination uniquement sur une carte postale. Le bilan de compétences confronte vos aspirations (salaire, cadre de vie...) avec la réalité du marché du pays choisi. En préparant ainsi votre projet avec un∙e professionnel∙le, comme ceux de chez Même Pas Cap!, vous sécurisez votre départ, mais aussi votre épanouissement futur, les évolutions de carrière possibles ainsi que les conditions d'un éventuel retour en France.

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