C'est bientôt la reprise et vous n'avez absolument pas envie de reprendre le travail après les vacances. Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul∙e à éprouver ce sentiment. Pour de nombreux actifs, la transition entre la liberté des vacances et les contraintes professionnelles s'accompagne souvent d'une forme de nostalgie. Toutefois, la question qui se pose est la suivante : cette impression traduit-elle un simple passage à vide ou révèle-t-elle plutôt un réel mal-être au travail ? Dans cet article, Même Pas Cap! vous aide à décrypter vos émotions et à déterminer si votre carrière demande un ajustement ponctuel ou un changement plus significatif.
En vacances, nous avons un rythme différent : nous faisons un peu ce que nous voulons, quand nous le voulons. De ce fait, le retour brutal aux horaires imposés, aux responsabilités et aux interactions sociales, parfois obligatoires, crée un choc pour l'organisme et l'esprit. Ce phénomène, parfois ressenti comme une légère dépression post-vacances, vous oblige à fournir un réel effort pour vous concentrer à nouveau sur des tâches bien moins fun que celles de vos congés. Ce décalage entre vos envies profondes et les exigences professionnelles déclenche ainsi le blues de la rentrée et l'envie de ne pas reprendre le travail.
Cet état se manifeste généralement par une fatigue persistante alors même que vous venez de vous reposer pendant une longue période. Il se peut également que vous soyez irritable envers vos collègues, ou encore que vous ayez des difficultés de concentration ou une démotivation apparente face à vos tâches habituelles. Ces manifestations sont le signe que votre cerveau cherche encore à prolonger les vacances et résiste naturellement à la reprise d'un rythme plus soutenu et contraignant.
La bonne nouvelle est que ce malaise reste éphémère. Dans la grande majorité des cas, il diminue au bout de 2 ou 3 jours, le temps que votre horloge biologique et votre esprit reprennent leurs habitudes. C'est donc une phase de transition normale et nécessaire. Toutefois, si cela devait persister plus d'une semaine, c'est que le problème est ailleurs et qu'il faut creuser pour savoir pourquoi.
Il est important d'être attentif∙ve aux signaux que vous envoie votre corps dans l'éventualité où cela dure plus de 2 semaines. Par exemple, si une grande anxiété vous submerge dès les derniers jours de vos congés, gâchant ainsi vos derniers moments, il est plus qu'évident que votre emploi est devenu une source de stress trop importante. De même, si vous éprouvez un sentiment de vide ou une impression de non-sens total face à vos missions, il ne s'agit plus d'une simple fatigue, mais d'un réel mal-être au travail.
Derrière le stress ou l'irritabilité se cache souvent un mal plus complexe, expliquant l'envie de ne pas reprendre le travail après vos vacances. Voici les plus courants :
Le brown-out ou la perte de sens au travail : vous ne comprenez plus l'utilité et la finalité de vos tâches et missions.
Un environnement professionnel toxique qui est en cause et rend le lieu de travail néfaste ; celui-ci se caractérise par un management oppressant, un manque de reconnaissance ou encore des relations conflictuelles entre collègues.
Le burn-out, un épuisement professionnel, qui se définit par un état de fatigue extrême que même 2 semaines de vacances n'ont pas suffi à apaiser.
Le bore-out, cet ennui profond et cette absence de stimulation intellectuelle.
Le décalage entre vos valeurs personnelles et celles de l'entreprise, créant une certaine tension.
Dans ces situations, l'idée de quitter son job après les vacances peut devenir une réflexion sérieuse.
Fatigue passagère ou besoin de changement, telle est la question ! Pour y répondre, un seul moyen : vous poser les bonnes questions sur la nature de votre mal-être. Demandez-vous ce qui vous pèse le plus : la charge de travail, le cadre, les méthodes de l'entreprise, les collaborateurices... ? Interrogez-vous également sur votre avenir au sein de l'entreprise : vous imaginez-vous occuper un poste avec de plus grandes responsabilités, évoluer dans un autre service ? Si la réponse est non, ne cherchez pas plus loin. Le blocage est bien là, empêchant votre épanouissement professionnel.
Pour mieux comprendre d'où vient précisément votre manque d'enthousiasme lié à votre retour au travail après les vacances, tenez un journal de bord. Notez-y quotidiennement vos ressentis durant les 15 jours qui suivent la reprise. Il s'agit d'y inscrire les moments où vous vous êtes senti∙e utile, compétent∙e, valorisé∙e..., mais aussi ceux liés à la frustration, à la colère, à l'ennui. Au fil des jours, ce journal deviendra un indicateur précieux de la réalité de votre quotidien. Si les points négatifs concernent uniquement la quantité de missions, discutez avec votre responsable pour redéfinir vos limites de travail. En revanche, s'ils concernent la nature même de vos tâches ou les relations avec les autres, alors une reconversion professionnelle est à envisager plus sérieusement.
Si le malaise s'installe durablement et commence à avoir une incidence sur votre santé mentale, sur votre sommeil ou même sur votre vie de famille, n'hésitez pas à consulter un·e professionnel·le. Un·e psychologue du travail ou un·e conseiller·ère en carrière pourra vous aider à démêler tout ça. Parfois, un regard extérieur permet de débloquer certaines situations qui nous semblaient sans solution en raison de notre implication émotionnelle.
Lorsque vous reprenez le travail après vos vacances, la règle d'or consiste à ne pas traiter tous vos e-mails en attente ou vos dossiers en retard dès le premier jour. Priorisez ceux réellement urgents. De même, évitez d'accepter des réunions importantes ou stressantes dès votre première matinée de reprise. Cela vous permet de reprendre vos marques sans être immédiatement sous une pression excessive.
Il est aussi très bénéfique de maintenir certaines habitudes acquises pendant vos congés pour adoucir la reprise. Par exemple, si vous marchiez un peu chaque jour, lisiez l'après-midi ou déjeuniez en extérieur, essayez de conserver ces rituels, même si vous prenez moins de temps. Cela aide votre esprit à ne pas associer le travail à une privation totale de plaisir et de liberté.
Enfin, anticipez ! Idéal pour le moral ! Comment ? Eh bien, commencez dès maintenant à planifier vos prochains week-ends prolongés, vos prochaines vacances ou bien une sortie culturelle que vous n'aviez pas encore pris le temps de faire. Rien que de savoir ce qui vous attend dans les semaines qui arrivent ne sera que bénéfique.
Parallèlement, fixez-vous de nouveaux objectifs stimulants, comme l'apprentissage d'un nouvel outil technique ou le développement d'une compétence précise. Pour ce faire, pensez au plan de développement des compétences, qui vous ouvre les portes de formations financées par l'entreprise, qu'elles soient en distanciel ou en présentiel.
Avant d'envisager une démission ou une rupture conventionnelle, sachez qu'il existe plusieurs moyens pour améliorer votre situation. Vous pouvez, par exemple, négocier plus de télétravail, afin d'éviter la fatigue liée aux transports et ainsi mieux équilibrer vie professionnelle et vie personnelle. En réduisant les contraintes logistiques, vous serez plus à même de retrouver de l'intérêt pour vos missions. Il est également possible de réaménager votre temps de travail. Que ce soit un passage à temps partiel ou un aménagement d'horaires, vous aurez davantage de temps à consacrer à des activités qui ont de l'importance pour vous.
Autre possibilité : la mobilité interne. C'est une autre option particulièrement intéressante pour relancer une carrière qui s'essouffle. Changer de service peut suffire à retrouver de l'élan sans pour autant perdre votre ancienneté ou vos repères au sein de l'entreprise. Sinon, soyez force de proposition en suggérant de nouveaux projets ou des missions transverses qui vous tiennent à cœur. Souvent, les entreprises apprécient l'initiative et cela peut, en plus, vous permettre de vous éloigner des tâches qui vous ennuient le plus.
Si, malgré certaines mesures mises en place, vous ne retrouvez pas le goût de travailler, il est alors temps de songer à changer de métier. Si vous n'avez pas d'idées précises ou si un projet est encore un peu flou dans votre tête, évitez de vous disperser et misez sur le bilan de compétences. Ce dispositif d'aide à la reconversion professionnelle vous permet de faire le point sur vos aptitudes professionnelles, mais aussi sur vos aspirations qui ont inévitablement évolué avec le temps. Accompagné·e par un·e expert·e, vous explorerez de nouvelles pistes, contacterez des professionnel∙les et pourrez trouver votre nouvelle voie, celle qui vous donnera envie de reprendre le travail après les vacances !
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