Mobilité interne : comment changer de poste ?

De nos jours, il est désormais courant d’occuper différents postes au cours de sa carrière. L’accumulation des compétences, des envies et une vie personnelle qui changent, sont autant de raisons qui incitent à faire bouger sa vie professionnelle. Pour ce faire, nul besoin de changer d’entreprise, car la mobilité interne est un bon moyen pour évoluer et atteindre les objectifs professionnels que vous vous êtes fixés. Mais changer de poste en interne n’est pas chose acquise. Il est important de montrer sa capacité à assumer de nouvelles fonctions, comme n’importe quel candidat lors d’une embauche. Même Pas Cap ! vous explique comment mettre toutes les chances de votre côté.

Qu’est-ce que la mobilité interne ?

La mobilité interne est l’opportunité pour un salarié de changer de poste au sein même de son entreprise. Elle est à l’initiative du salarié ou de l’employeur. Il en existe trois sortes :
* la mobilité verticale : il s’agit d’une promotion vers un poste à responsabilités ;
* la mobilité horizontale : elle fait référence à un changement de poste ou de métier, mais sans changer de statut ;
* la mobilité géographique : le salarié conserve le même poste mais dans un autre lieu, ville, région…

Être motivé par un réel projet professionnel

Changer de poste en interne ne doit pas être une décision prise sur un coup de tête ou bien pour une mauvaise raison. Vous devez donc réfléchir aux motivations qui vous poussent à faire ce choix. Peut-être occupez-vous ce poste depuis quelques années et vous avez envie d’évoluer, d’accroître vos compétences ? Peut-être éprouvez-vous de l’ennui dans votre travail et vous avez besoin de changement ? Les raisons sont propres à chacun.

Toutefois, votre besoin de mobilité interne doit s’inscrire dans un réel projet professionnel, avec une vision sur le long terme. Pourquoi ne pas imaginer un autre changement de poste après, prendre des responsabilités… ? Vous ne pouvez pas envisager de changer de poste en interne et quitter l’entreprise un ou deux ans après. La mobilité interne implique votre engagement auprès de votre employeur puisque vous voulez évoluer, mais tout en restant au sein d’une entreprise dans laquelle vous vous sentez bien. C’est un point à ne pas négliger dans votre réflexion.

Dresser l’oreille pour avoir connaissance des opportunités de mobilité interne dans son entreprise

Quelle est la politique de l’entreprise ?

Avant d’évoquer ouvertement votre envie de changer de poste, renseignez-vous d’abord sur la politique de mobilité interne au sein de votre entreprise. Est-ce courant ? Tous les services sont-ils concernés ? L’entreprise privilégie-t-elle plutôt une mobilité verticale ou horizontale ? Quelle est l’ancienneté requise ? À qui s’adresser ?

Autant de questions qui pourront vous aider dans votre démarche et à ne pas griller des étapes. Même si vous êtes très motivé, il y a tout un processus à suivre et à respecter pour ne pas vous décrédibiliser auprès de votre employeur.

Parler de son désir de mobilité interne autour de soi et être à l’affût des opportunités

Parler de votre projet de mobilité interne à vos collègues est un premier pas dans votre démarche. L’un d’eux a peut-être eu vent d’informations ou entendu des bribes de conversation qui mentionneraient la vacance d’un poste dans les prochaines semaines ou prochains mois.

Ensuite, soyez à l’affût des mouvements dans les différents services. Il peut s’agir de départs ou de congés de longue durée (maternité, maladie, etc.) qui ouvrent le champ des possibles. Votre entreprise possède peut-être un intranet où sont répertoriés les différents postes à pourvoir en interne. Bref, à vous de mener l’enquête, mais en toute discrétion bien sûr. En effet, tant que vous n’avez pas évoqué le sujet avec votre manager, il est plus sage de ne pas ébruiter votre désir de changer de poste en interne.

Comment faire pour changer de poste en interne et avoir toutes ses chances ?

Se renseigner sur le poste visé

Vous ne serez probablement pas le ou la seul(e) à vouloir changer de poste en interne. Vous devez donc mettre toutes les chances de votre côté pour optimiser vos chances d’être retenu(e). Première chose à faire, se renseigner sur les tenants et les aboutissants du poste qui vous intéresse. Vous devez être certain que le travail vous plaît et que les tâches ont du sens pour vous.

Faire le point sur ses compétences actuelles et celles attendues

Après cette première étape, faites un parallèle entre vos compétences actuelles et celles qui sont attendues pour occuper ce poste. Certaines vous font défaut ? Aucun problème, cela ne doit pas vous freiner, bien au contraire. Il suffira de vous former. Deux possibilités : par vous-même pour acquérir les bases, ou bien grâce à une formation interne ou externe qui peut être financée par votre compte personnel de formation. Gardez cette éventualité en tête lors de votre entretien avec la DRH et/ou votre manager.

Avertir son manager de son désir de mobilité interne

Quand vous pensez avoir toutes les informations utiles à votre projet de mobilité interne, il est temps d’en faire part à votre supérieur hiérarchique. Vous pouvez lui en parler lors de votre entretien annuel ou bien lors d’un entretien plus informel. Expliquez-lui votre motivation, en quoi ce changement de poste en interne est la continuité de votre projet d’avenir professionnel. Il faut que votre manager ressente votre réel intérêt, afin qu’il puisse donner son aval.

Préparer son entretien avec les ressources humaines

S’ensuit un entretien avec les RH. Un rendez-vous qui se prépare, car il s’agit quand même d’un entretien d’embauche, même s’il est moins formel. Mettez ainsi votre CV à jour et rédigez une lettre de motivation succincte. Vous allez devoir convaincre que vous êtes la personne idéale pour le poste. Vous pouvez par exemple parler de :
* votre connaissance parfaite de l’entreprise, de sa culture et de ses valeurs ;
* vos soft kills, c’est-à-dire vos qualités humaines ;
* vos compétences acquises durant les dernières années ;
* l’avantage pour l’entreprise de recruter quelqu’un qui connaît déjà son fonctionnement ;
* la possibilité de vous former pour être opérationnel dans les meilleurs délais ;
* votre volonté à passer une journée ou une demi-journée dans le service concerné afin d’en savoir plus ;
* l’assurance que vous assurerez la transition entre les deux postes.

Et après ?

C’est fait ! Votre demande de mobilité interne a été acceptée et vous allez bientôt intégrer votre nouveau poste. Mais attention, ce n’est pas une raison pour faillir à vos tâches et vous désintéresser de votre poste actuel. N’oubliez pas que vous serez en période probatoire lorsque vous commencerez votre nouveau job. Elle est l’équivalent d’une période d’essai, à la différence que, si vous ne convenez pas, votre contrat de travail ne sera pas rompu. Si cela arrive, vous pourrez en toute logique réintégrer votre ancien service.

Ne soyez donc pas passif, mais un véritable protagoniste de votre mobilité interne. Travaillez de concert avec chacun des managers, voire tous ensemble, pour assurer une bonne transition entre les services. Par exemple, terminez tous vos dossiers en cours ou transmettez toutes les informations nécessaires à vos collègues, proposez de former votre remplaçant, etc.

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