Le monde de la formation professionnelle a connu une transformation majeure ces dernières années avec l’essor du numérique. Si la formation en présentiel reste une référence pour beaucoup d’apprenants et apprenantes, la formation à distance connaît un certain engouement par les facilités qu’elle propose. Les deux se valent, mais quel format est le mieux adapté ? Pour y voir plus clair, Même Pas Cap! a décortiqué les différences de chaque modalité et vous aide à faire le meilleur choix en fonction de votre personnalité.
La formation en présentiel est l’apprentissage de base et le plus répandu. Elle se caractérise par la présence physique du formateur ou de la formatrice et des apprenant∙es dans un même lieu, généralement une salle de formation dédiée. Ce format impose des horaires fixes que les participant∙es doivent respecter. Ce cadre structuré convient particulièrement aux personnes qui ont besoin d’un environnement défini pour se concentrer.
L’interaction directe représente l’essence même de cette approche pédagogique. Le formateur ou la formatrice peut mieux cerner les attentes de ses élèves et ajuster son discours si besoin. Le présentiel favorise également la création d’une dynamique de groupe. Les apprenant∙es partagent le même espace, échangent pendant les pauses, créent des liens informels qui enrichissent l’expérience formative. Ces moments de convivialité contribuent à la motivation et à l’engagement dans le parcours de formation.
La formation en distanciel s’appuie sur les technologies numériques pour délivrer du contenu pédagogique sans demander de présence physique. Cette modalité prend différentes formes, à savoir des classes virtuelles synchrones où tout le monde se connecte simultanément, ou bien des modules e-learning asynchrones que chacun∙e consulte à son rythme. La flexibilité constitue l’atout majeur du distanciel. Une simple connexion Internet suffit pour accéder aux contenus de la formation. L’apprenant∙e est en mesure de s’organiser en fonction de ses contraintes personnelles et professionnelles.
L’autonomie devient un maître-mot dans ce type de dispositif. La personne doit gérer elle-même son planning de travail, sa progression dans les différents modules et ses révisions. Les plateformes d’apprentissage en ligne proposent généralement des outils de suivi qui permettent à chacun et chacune de visualiser son avancement et d’identifier les domaines où il/elle a besoin de plus d’attention. Cette responsabilisation développe des compétences transversales précieuses, comme l’organisation personnelle et la gestion du temps. Cette capacité d’autogestion ne s’improvise pas et est différente selon les individus. De ce fait, connaître son degré d’autonomie est un prérequis essentiel avant de s’engager dans une formation à distance.
Les outils technologiques offrent de nouvelles possibilités d’apprentissage. Les forums de discussion permettent de nombreux échanges et de ne pas être totalement isolé∙e. Les ressources multimédias, comme les vidéos ou les podcasts, apportent un enrichissement supplémentaire. Le distanciel donne également l’opportunité d’enregistrer les cours et donc de revisionner les modules souhaités.
Le présentiel crée une dynamique de groupe très forte, stimule l’engagement de tous et toutes. Les discussions s’enrichissent grâce aux diverses contributions et les débats s’instaurent naturellement, ce qui est plus difficile à reproduire à distance. Le formateur ou la formatrice peut immédiatement identifier les participants et participantes qui ont plus de mal et adapter son intervention en conséquence.
La formation en présentiel représente aussi un autre avantage : celui de pouvoir développer son réseau professionnel. Les pauses café, les déjeuners partagés, les exercices en binôme, créent des occasions pour échanger et tisser des liens durables.
Enfin, avec ce format d’apprentissage, nul besoin d’attendre pour avoir une réponse à une question. De plus, le formateur ou la formatrice est en mesure d’ajuster son rythme en fonction du groupe, de passer plus de temps sur certaines notions ou d’accélérer sur les concepts déjà maîtrisés.
Cependant, le présentiel impose des contraintes qui se révèlent être de véritables freins. Par exemple, les coûts associés au présentiel, comme les frais de transport ; et pour les personnes qui habitent loin, il peut y avoir également des frais d’hébergement et de restauration en sus. Les horaires fixes posent également problème à celles et ceux ayant des responsabilités familiales ou des emplois du temps chargés. Sans oublier, pour les organismes de formation, les charges liées à la location et à l’entretien des locaux, qui se répercutent sur le prix des prestations.
L’absence de déplacement lié à la formation à distance libère plusieurs heures par jour qui peuvent être réinvesties dans l’apprentissage ou d’autres activités. Les économies réalisées sur les frais annexes rendent la formation plus accessible financièrement. Par ailleurs, le distanciel permet d’accéder à des formations dispensées par des expert∙es sans quitter son domicile.
La personnalisation du rythme d’apprentissage est un atout majeur pour de nombreux individus. Chacun∙e avance selon ses capacités de concentration et d’assimilation. Les personnes ayant des facilités progressent rapidement, tandis que celles nécessitant de plus de temps pour intégrer les concepts ont la possibilité de revenir sur les contenus sans pression. L’enregistrement des sessions offre, par ailleurs, une flexibilité supplémentaire appréciable, notamment face aux imprévus.
Néanmoins, le distanciel représente quelques défis. Citons tout d’abord l’isolement qui touche certain∙es élèves ayant besoin du contact humain pour maintenir leur motivation. L’absence d’interaction physique rend les échanges parfois plus formels et moins spontanés. Les problèmes techniques, comme une connexion Internet instable ou des difficultés avec les plateformes, peuvent perturber l’apprentissage et générer de la frustration.
L’autodiscipline devient alors essentielle. Sans le cadre structurant du présentiel, beaucoup peinent à maintenir un rythme régulier de travail. Les distractions domestiques, la tentation de reporter les sessions ou de survoler les contenus représentent de réels obstacles. La formation en distanciel convient mieux aux personnes déjà autonomes dans leur apprentissage et capables de gérer efficacement leur temps.
Enfin, tout le monde ne dispose pas d’un équipement informatique performant ou d’une connexion de qualité. Les compétences numériques nécessaires pour naviguer efficacement sur les plateformes d’apprentissage font parfois défaut, créant une barrière supplémentaire pour certains publics.
Le choix entre présentiel et distanciel doit s’effectuer en fonction de plusieurs paramètres. Les contraintes professionnelles constituent souvent le premier barrage. Un∙e salarié∙e en poste avec des horaires fixes aura davantage intérêt à privilégier une formation flexible compatible avec son planning de travail. À l’inverse, une personne en reconversion professionnelle, par exemple, dispose de plus de disponibilité et pourra envisager le présentiel.
Le lieu d’habitation influence également fortement ce choix. Habiter une zone rurale éloignée des grands centres de formation rend le présentiel moins accessible et plus coûteux. Dans ce cas, le distanciel représente une solution idéale pour accéder à une offre de formation diversifiée sans les contraintes logistiques.
Eh oui, le style d’apprentissage personnel doit être pris en compte pour choisir l’un ou l’autre format. Certaines personnes ont absolument besoin d’interaction humaine directe pour s’épanouir dans leur formation. Elles apprennent mieux en échangeant, en débattant avec les autres. D’autres, à l’inverse, préfèrent la tranquillité de leur logement, ont une meilleure concentration en étant seul∙es et apprécient de pouvoir avancer à leur propre rythme, sans la pression du groupe.
Cette connaissance de soi n’est pas systématiquement évidente. Qui a déjà sérieusement réfléchi à son mode de fonctionnement optimal en situation d’apprentissage ? Pour le savoir, un accompagnement professionnel, à l’image du bilan de compétences, se révèle être est un outil pertinent, comme nous le verrons après.
La nature même de la formation peut orienter votre décision. Certaines compétences techniques demandent une pratique sur du matériel spécifique, que l’on ne trouve pas forcément en dehors d’un centre de formation équipé. Les formations plus théoriques s’adaptent parfaitement au distanciel. Par ailleurs, les mises en pratique collectives ou les jeux de rôle gagnent généralement à être dispensés en présentiel.
Le budget joue aussi un rôle dans le choix de tel ou tel format. Au-delà du coût pédagogique, il faut évaluer l’ensemble des dépenses inhérentes. La formation à distance présente souvent un avantage économique global, mais certaines formations très qualitatives en présentiel justifient un investissement supplémentaire.
Face aux avantages et limites de chaque format, le modèle hybride apparaît comme une réponse équilibrée. Cette approche, également appelée blended learning, combine des séquences en présentiel et en distanciel pour tirer profit des forces de chaque modalité. Il permet de réserver le présentiel aux moments où l’interaction humaine apporte un vrai plus. Les ateliers pratiques, les mises en situation ou les évaluations importantes se déroulent en face-à-face. Parallèlement, les contenus théoriques, les révisions, les exercices d’application peuvent être travaillés à distance, à son rythme, selon ses disponibilités.
Cette combinaison optimise le temps passé en présentiel en le concentrant sur les activités à forte valeur pédagogique. Les élèves arrivent aux sessions déjà familiarisé∙es avec les concepts de base grâce au travail préparatoire en distanciel. Le temps collectif peut alors être réservé à l’approfondissement de certains points, aux échanges et à la pratique plutôt qu’à la simple transmission d’informations.
Le format de formation hybride répond également aux contraintes de nombreux actifs en réduisant le nombre de déplacements. Au lieu d’une présence quotidienne pendant plusieurs jours ou semaines, la formation s’organise autour de quelques regroupements en présentiel ponctuels, complétés par un travail autonome à distance. Cette organisation facilite grandement la conciliation entre obligations professionnelles, vie personnelle et formation.
Déterminer le format de formation qui correspond le mieux à son profil n’est pas toujours évident. Le programme du bilan de compétences Même Pas Cap! intervient précisément à ce stade en permettant une exploration approfondie de vos modes de fonctionnement. Cette démarche d’accompagnement professionnel aide à identifier les conditions dans lesquelles vous apprenez le plus efficacement. À travers des tests, des entretiens et des exercices de réflexion, cet outil est idéal pour identifier votre profil d’apprenant∙e, vos besoins en matière d’encadrement et votre niveau d’autonomie. Ces éclairages facilitent ensuite le choix d’un mode de formation adapté à votre personnalité.
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