Les aides
pour financer sa reconversion

Vous voulez changer de métier, oui mais pour faire quoi ? Devez-vous quitter votre emploi dès maintenant ? Pouvez-vous commencer votre transition professionnelle aujourd'hui ? En poste, quelle que soit votre situation, il existe des aides pour vous accompagner. Demandeur d'emploi ? Des solutions d’accompagnements existent également. Sur le point de démissionner ? Il y a de solutions aussi mais, attention, des conditions doivent être respectées. Enfin porteur de projet ou chef d’entreprises ? Des aides sont à votre disposition aussi.

Prendre un congé pour changer de vie

Pour sécuriser votre processus de changement, vous pouvez bâtir votre projet en restant salarié. Mais après une dure journée de labeur pas toujours évident de trouver le temps et la motivation pour autre chose. Sachez qu'il existe plusieurs dispositifs pour dégager du temps et vous faciliter la vie, en voici quelques exemples.

Le cas du congé sabbatique

L'avantage de ce congé est que vous n'avez pas à le justifier. Vous avez la possibilité de demander entre 6 et 11 mois de congés non rémunérés. A la fin de celui-ci, vous retrouvez votre poste ainsi que votre salaire. Toutefois, pour prétendre à celui-ci vous devez remplir quelques conditions.
Pendant la période de congés sabbatique, vous pouvez exercer un autre emploi salarié ou monter votre entreprise, il vous est juste demandé de respecter les règles de non-concurrence.

Le cas du congé sans solde

Le congé sans solde est une alternative au congé sabbatique. Plus souple, ce congé n'est pas réglementé par le code du travail. Il n'y a ni condition, ni durée limitée. C'est avec votre patron qu’il faut négocier. Vous devrez dans ce cas également respecter les règles de non-concurrence.
A l'issue de ce congé sans solde, vous retrouverez votre poste et votre rémunération.

Le cas du congé pour la création d'entreprise, à temps partiel ou complet

Si vous êtes porteur de projet et que vous souhaitez créer votre propre entreprise tout en continuant éventuellement à percevoir des revenus salariés - et avec la sécurité de retrouver votre emploi si votre projet ne va pas son terme - vous pouvez négocier un congé à temps complet (donc non rémunéré) ou bien à temps partiel, et ainsi conserver votre rémunération au prorata du temps travaillé. Ce congé à une durée fixe d'un an, renouvelable une fois.
Durant ce congé, vous n'avez de compte à rendre à personne et cela est possible pour n'importe quel projet de création d'activité, même en micro-entreprise.

Financer une reconversion quand on est salariés en CDD ou en CDI

Que vous soyez salarié en CDI, CDD, en contrat de professionnalisation ou même en apprentissage, vous pouvez prétendre à suspendre votre contrat de travail pour vous former grâce au dispositif FONGECIF. Celui-ci sera remplacé par le congé de Transition Professionnelle au printemps 2020.

Il garde le même principe juridique :
La loi prévoit que vous pouvez demander ce type de congé, dans le but de changer de métier ou de profession. Vous pourrez ainsi accéder à toutes les certifications professionnelles inscrites au répertoire national des certifications ou répertoire spécifique des certifications. Bien évidement elle doit être éligible au Compte Professionnel de Formation.
Pendant votre congé de formation, votre contrat de travail ne se trouve pas perturbé. Le temps de congé correspond au temps de travail effectif pour le calcul de votre ancienneté ou pour celui de vos congés payés.

Des aides pour les demandeurs d'emploi

Vous êtes demandeur d'emploi et vous souhaitez changer d'horizon professionnel, ne vous inquiétez pas le Pôle Emploi propose des dispositifs spécifiques. Vous avez la possibilité de combiner indemnités de chômage et formation qualifiante. Si votre projet de reconversion professionnelle est cohérent, l'organisme public peut également participer au financement de votre formation.
Il existe également des formations en alternance, ou des contrats de professionnalisation. L'avantage est que l'entreprise qui vous accueille peut assumer le coût de formation et/ou vous verser un salaire.

Les cas de démission

Vous êtes en poste et vous avez envie de franchir le cap, passer à autre chose tourner la page. La tentation est grande. Vous pouvez vous lancer mais attention il y a des éléments à ne négliger. Quid de votre revenu ? De votre statut social ? De votre réseau ? Et surtout l'estime de soi ? Ce sont autant de points de vigilance auxquels il faudra faire très attention pendant tout projet de reconversion. Le passage par un bilan de compétence avec un coach qui va vous suivre peut-être une solution. Bien évidemment, ce bilan, vous pouvez le faire dès aujourd’hui, à distance, grâce à des plates-formes certifiées comme Même Pas Cap !
Si vous décidez de quitter votre emploi, vous pourrez – sous certaines conditions – prétendre à toucher des indemnités de chômage.

La rupture conventionnelle semble être la solution la plus confortable

La rupture conventionnelle est un accord bilatéral qui casse le contrat de travail. Il permet d’ouvrir des droits aux allocations chômage. L'employeur, de son côté, est dans l'obligation de vous verser au minimum les indemnités prévues par la convention collective dont vous dépendez.

Si c'est la seule solution, il vous reste la démission pure

Légalement, une démission ne donne pas de droit aux allocations chômage sauf si vous démissionnez pour suivre votre conjoint qui va occuper un nouvel emploi dans un autre secteur géographique, si votre mariage ou Pacs entraîne un changement de résidence. Il doit y avoir délai de moins de 2 mois entre les deux événements.
Il existe d'autre cas mais beaucoup moins joyeux, et que l'on ne souhaite pas. Si vous n'entrez pas dans les cas évoqués, au bout de 4 mois de recherche active d'emploi à Pôle Emploi qui réétudiera votre dossier et vous aurez le droit à vos allocations.

Les aides quand on est chef d'entreprise ou micro-entrepreneur

Vous êtes chefs d'entreprise, vous cotisez pour la formation professionnelle. Vous pouvez donc vous faire accompagner si vous avez un projet de reconversion. L'AGEFICE (Association de gestion du financement de la formation des chefs d'entreprises) est l'interlocuteur privilégié pour ce type de demande.
Dans la plupart des cas, vous avancerez les coûts de formation mais un remboursement n’est pas impossible. Les régions comme les Hauts-de-France sont, à l'heure actuelle, le deuxième financeur de la formation. N’hésitez pas renseigner auprès de votre collectivité locale.