Comment oser aller à la rencontre d’une personne dans le cadre d’une enquête métier ?

Dans nos vies professionnelles, le collectif et la rencontre sont souvent mis à l'honneur. “On ne peut réussir seul.e dans la vie”, “seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin”, etc. Cela est plus que jamais vrai quand on cherche sa voie, où que l’on se questionne sur son évolution professionnelle. Car en matière d’orientation, il existe semble t-il une vérité contre-intuitive: ce n’est pas par la réflexion que l’on trouve où on veut aller, mais par l’expérimentation, la confrontation au quotidien des métiers et aux professionnels qui l’exercent.

POURQUOI EST-IL IMPORTANT DE RÉALISER DES ENQUÊTE MÉTIER ?

Nous espérons tous de façon plus ou moins consciente trouver LA réponse à nos questionnements, et pouvoir se dire un jour, à force de réflexion, “J’ai enfin trouvé ce que je veux faire”. Mais la réalité est souvent différente. Les questions amènent d’autres questions, qui peuvent nous maintenir emprisonné.e.s dans une spirale de remise en question et d’inaction. L’expérimentation, elle, nous apporte des réponses.

Rencontrer d’autres professionnels, c’est donc le meilleur moyen de déclencher des prises de conscience importantes, d’élargir le champ des possibles, de déplacer les limites de notre raisonnement et enfin, de générer des opportunités.

Dans un bilan de compétences, la phase d’investigation qui invite les pépites à oser aller à la rencontre des autres, est donc primordiale. C’est la plus belle mais aussi la plus délicate des étapes.

CONCRÈTEMENT, À QUOI SERT UNE ENQUÊTE MÉTIER ?

La première phase d’un bilan de compétences s’appelle “phase d’introspection”. Elle est faite pour prendre connaissance de qui nous sommes, de nos talents, compétences etc. Elle permet de définir les grands contours de notre personnalité.

Cette étape permet aussi et surtout de faire émerger des pistes, qui sont des idées de métiers, secteurs, ou projets d’évolution que nous aimerions explorer pour la suite de notre parcours.

Souvent, ces pistes apparaissent comme impossibles. Formation, risque financiers, marché de l’emploi sont autant de facteurs qui rendent irréalistes la plupart de nos pistes.

De plus, on se fait parfois une image autour d’un métier, qui ne reflète pas forcément la réalité de ce dernier. Le risque est alors grand d’en idéaliser certains aspects, et d’être déçu.e après avoir changé de voie.

Les enquêtes métier ont donc un double objectif :
* Mettre en lumière la réalité des métiers, souvent différente de l’image que l’on s’en était fait
* Rencontrer des personnes qui vivent de cette activité, en qui peuvent vous aider à faire de même avec des conseils et des points de vigilance

COMMENT DÉPASSER NOS FREINS ET OSER ALLER À LA RENCONTRE D'AUTRES PROFESSIONNELS

Il existe de nombreux freins qui nous empêchent de nous mettre en mouvement et d’aller à la rencontre des autres. Parmi ceux-ci, la timidité, le manque de confiance en soi, le manque de temps ou simplement le fait de ne pas savoir vers qui se tourner sont des éléments qui émergent bien souvent.

Si vous vous lancez dans l’aventure d’un bilan de compétences, voici quelques conseils pour que cette phase ne devienne pas un obstacle mais soit une opportunité dans votre parcours :

1. Prendre conscience de l’importance de la démarche :

Comme expliqué au début de cet article, il y a un véritable enjeu méthodologique à oser faire ce premier pas vers l’inconnu. Vous priver des enquêtes métier, ce serait vous priver de 50% de votre bilan de compétences. Un peu comme si vous vouliez passer votre permis de conduire, mais deviez réussir l'examen sans jamais avoir eu l’occasion de monter dans une voiture !

2. Faire le premier pas. Le reste suivra :

Comme dans tous les voyages, le plus difficile est de faire le premier pas. Dans les enquêtes métier aussi, le premier échange est primordial. Il vous permettra de prendre confiance en vous, de découvrir que la personne qui vous a “éclairé” était heureuse de passer ce moment avec vous, et qu’elle y a gagné autant que vous.

3. Aider avant de vous faire aider :

La plus grande peur qui émerge dans les enquêtes métier, c’est souvent celle de déranger, mêlée d’un sentiment d’illégitimité à demander conseil. Alors n’attendez pas d’être en situation de “demandeur” pour commencer cette démarche. Essayez de trouver quelqu’un qui s’intéresse à votre métier, et apportez lui vos conseils. Ainsi, vous découvrirez à quel point il est naturel et plaisant de parler de son métier avec ceux qui ont besoin d’informations. Quand ce sera votre tour de demander conseil, vous vous sentirez certainement plus légitime !

4. Ne pas viser l’impossible :

Avec une liste de 10 personnes à contacter en une semaine, la tâche vous apparaîtra sûrement comme titanesque. Commencez avec un objectif simple et réalisable: par exemple, 1 échange dans la semaine. C’est déjà énorme, surtout quand on connaît l’impact d’un seul échange qui peut parfois suffire à changer une vie.

5. Avoir un pitch simple qui donne envie de vous aider :

Vous passerez parfois beaucoup de temps à penser à la manière d’adresser votre demande. Faut-il en dire très peu sur votre démarche, au risque que votre interlocuteur ne comprenne pas ? Faut-il au contraire détailler au maximum, au risque de l’ennuyer? Une solution est de s’inspirer des scénarios de cinéma en expliquant surtout l’élément déclencheur de votre cheminement. Cela permettra à votre contact de comprendre l’enjeu pour vous de cette rencontre. Voici un exemple : “je suis …, je travaille dans … depuis …, j’ai pris conscience que … / il m’est arrivée … , je cherche donc à rencontrer…

6. Se faire aider :

Si votre réseau ne vous permet pas d’identifier les bons professionnels, il va falloir vous faire aider. Votre coach, les réseaux sociaux, des sites de mentorat, vos amis, les amis de vos amis etc sont autant de moyens de trouver les personnes que vous recherchez. N’oubliez pas cependant d’être clair.e dans votre demande, et de ne pas adresser une liste de ce que vous recherchez. Mieux vaut vous concentrer sur la piste la plus importante pour vous, et cherchez un type de contact à la fois.

7. Rebondir de contact en contact :

Quand vous échangez avec un professionnel, n’oubliez jamais de demander s'il serait d’accord pour vous mettre en contact avec une autre personne de son réseau. Ainsi, vous aurez moyen d’aller de rencontre en rencontre sans avoir à chercher des contacts. De plus, les portes s’ouvriront toujours plus facilement quand vous viendrez de la part de quelqu’un.

8. Chercher des infos. Pas un travail :

La phase d’enquêtes métiers arrivera peut-être à un moment où vous désirez plus que tout trouver un nouveau travail. Il sera alors tentant de partager votre recherche d’emploi avec vos futurs contacts. Cela est toujours possible, mais vous fera rentrer dans une relation moins libre et moins naturelle, où vous vous priverez de poser les questions les plus essentielles. Essayez de séparer la phase d’enquête de la phase de recherche d’emploi, quitte à recontacter par la suite les personnes que vous avez rencontrées pour leur demander conseil sur la recherche d’emploi.

Conclusion:

Il existe de nombreuses ressources gratuites pour identifier les bonnes personnes. A vous de trouver la bonne approche et les bons outils. Surtout, profitez de cette phase de liberté et de découverte que vous vous offrez. C’est l’occasion idéale pour découvrir des voies que vous n’auriez pas pris le temps d’investiguer dans un autre contexte.

Investiguer toutes les pistes qui vous attirent reste le meilleur moyen de préparer la suite, en n’ayant aucun regret !

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