Mais que veulent les millennials ?

« Millennials » (ou « milléniaux ») est un terme utilisé de plus en plus souvent. Il désigne cette génération de jeunes adultes, nés entre le début des années 80 et la fin des années 90 et elle est globalement similaire à ce qu’on nomme aussi la Génération Y. Comme chaque génération, les millennials ont leur comportement, leurs intérêts, leurs circonstances et leurs traits sociologiques propres.

Qui sont-ils ?

Depuis plusieurs années on cherche de plus en plus à définir les limites et les caractéristiques d’une génération. À la fois pour des raisons marketing mais aussi parce que nous disposons de nouveaux outils high-tech qui nous connectent les uns aux autres et qui ont le pouvoir d’unir de larges communautés d’individus, des communautés variées et répandues à travers le monde. Et l’appartenance à cette  génération de millennials vaut comme une marque identitaire. 

Cet aspect « technologique » est notamment l’un des grands marqueurs de cette génération de milléniaux. En effet, les membres de cette génération sont ceux qui sont nés dans un monde sans internet et qui ont grandi en même temps que les nouvelles technologies. Les millennials se rappellent des premiers modems, ou encore du luxe que représentait la possession d’un ordinateur (fixe !) familial. Ils ont évolué au même rythme que la révolution digitale et ont vu les technologies numériques s’installer progressivement dans notre quotidien. Ils n’ont pas ou peu connus le monde de la Guerre Froide. Ils sont nés dans une époque post-libération sexuelle mais  ne connaissent pas non plus de monde sans SIDA.

Au niveau sociologique, ils sont parfois décris comme « des individualistes ultra-connectés », ce qui leur vaut cette étiquette de « génération de contradictions » ou de « paradoxes ». Ce sont ces contradictions et ces forces contraires qu’il faut noter pour tenter de comprendre les millennials et savoir ce qu’ils veulent vraiment au milieu de tout ça. 

Très bien, mais ils veulent quoi ?

Les 23-39 ans sont donc censés être une génération à part (les dates officielles retenues pour être un « vrai » millénial sont 1981-1996). Contrairement à leurs prédécesseurs, la génération X, ils n’ont pas vraiment grandi dans une économie prospère, et ne vivent pas en misant  nécessairement sur le long terme. Les milléniaux ont tendance à aller vers de la gratification immédiate car 1) c’est ce qu’ils connaissent le mieux et 2) ils voient l’avenir comme incertain et pas comme un horizon de promesses.

C’est le cas notamment dans le monde de l’entreprise. On note une recrudescence des contrats précaires, des emplois à temps partiels et des contrats d’intérim. Tandis que leurs ainés plaident pour plus de stabilité et d’investissements, les milléniaux ne saisissent pas forcément ces opportunités de « sécurité » quand elles se présentent.

Façonnés par leurs contradictions, il semblerait que cette génération ait accepté de vivre dans cette instabilité pour mieux chercher leur équilibre propre.

Contrairement à leurs parents, il est très rare de voir les millennials faire carrière dans une seule entreprise en grimpant tous les échelons un à un. Toujours à l’affût du meilleur plan et de la meilleure opportunité, ils n’hésiteront pas à changer de cap professionnel pour aller vers une option plus avantageuse pour eux. Bien que ces fameux avantages ne soient pas forcément d’ordre financier.

Ce qui remonte le plus chez les millennials quand on évoque leur vie professionnelle, c’est la quête de sens.

Ce qui est intéressant et qui en fait un vrai marqueur sociologique c’est que cette notion se retrouve dans tous les corps de métiers. Ces jeunes adultes ont perdu certaines convictions qui étaient bien plus présentes chez la génération précédente : la garantie d’un travail sur le long terme, la confiance d’obtenir une retraite confortable, une forme de lien de loyauté entre employeur et employés, …

Alors si le travail ne sert plus à construire son futur à long terme, les millennials veulent trouver un sens à leurs activités quotidiennes « tout de suite maintenant ».

Qu’ils soient boulangers, instituteurs, entrepreneurs, militaires, comptables, ou infirmiers, les millennials veulent que leur métier soit ancré dans les valeurs qu’ils défendent. Car cela contribue en grande partie à leur épanouissement. 

Considérés comme des indécis, réputés pour s’éparpiller, il a bien fallu trouver des solutions pour guider les milléniaux qui ont donc grandi en parallèle des méthodes de développement personnel et placent l’épanouissement personnel et professionnel au top de leurs priorités.

Ils arrivent sur le marché du travail, certes avec des compétences techniques et académiques, mais en misant sur leurs soft skills,  en gérant leur stress avec des techniques de pleine conscience et sachant tout des méthodes d’affirmation de soi.

La valeur travail est toujours présente et bien ancrée dans leur réalité mais cela est loin de leur suffire. Les milléniaux accordent beaucoup de valeur à leur temps et à leurs efforts et il faut que leur travail soit significatif pour justifier leur investissement, le salaire n’étant pas un facteur suffisant.

De plus, la notion de travail a tellement évolué ces dernières années (boom du numérique, apparition des « influenceurs » et des créateurs de contenus sur internet, démocratisation du télétravail,  ….) que chacun redéfinit le travail selon ses critères et ses valeurs. Ils veulent se concentrer sur des notions concrètes et pas miser sur un futur « potentiel ». Beaucoup finissent par se reconvertir dans des métiers manuels, artisanaux ou par se recentrer sur les liens humains en embrassant des carrières sociales ou encore médicales.

Ce que veulent les milléniaux, et notamment dans leur vie professionnelle, c’est du changement, du changeant, de l’adaptable et du personnalisable. Ils veulent travailler pour vivre et plus vivre pour travailler. Les contradictions dont ils sont issus sont au cœur de leurs réflexions et de leurs innovations. Ils apprennent à valoriser l’unicité et à célébrer les spécificités de chacun et ils ont compris qu’ils étaient de meilleurs travailleurs quand ils étaient respectés, écoutés et entendus. Ils savent aussi que la meilleure manière d’être performants est d’être cohérents avec eux-mêmes, d’identifier leurs points forts et de s’en servir !

Et si vous vous inspiriez des millennials ? 

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